lundi 25 janvier 2021

Discours officiel et propagande médiatique pendant la crise sanitaire.

Quand politiques, spécialistes et journalistes en vue fabriquent une réalité incontestable basée sur l’association de convictions, de croyances et d’incompétence.


    Au 21 janvier 2021 la France est sous le coup d’un couvre-feu à 18h, les théâtres, les salles de concert, les universités, les musées, les bars, les restaurants, les salles de sports… sont tous fermés et les pouvoirs publics viennent de voter la prolongation de l’Etat d’urgence jusqu’à juin 2021. La raison : le virus SARS-CoV-2 responsable de la COVID-19. Les facteurs qui sont toujours mis en avant par les médias et le gouvernement afin de justifier de telles mesures ainsi et le possible 3ème confinement: le nombre de patients contaminés relevés sur base des tests positifs, le nombres de lits de réanimation occupés, l’absence de traitement efficace reconnu officiellement et, enfin, le retard pris par la campagne de vaccination. Nous allons voir que sur tous ces points la transparence n’est jamais de mise quand il ne s’agit pas de dissimulation pure et simple.

 

Une pandémie chiffrée de manière plus qu’approximative.

 

    Tout d’abord, rappelons la difficulté à déterminer le nombre de cas positifs « réels ». Nombre d’articles explique ce phénomène. Dans son numéro du 23 décembre 2020, Le Canard Enchainé révélait, dans un article intitulé « Ces tests qui fabriquent de faux malades », que d’après une étude des laboratoires Biogroup, 63% des patients déclarés contaminés par les tests antigéniques s’avéraient en fait indemnes suite au test PCR de vérification. Et le plus étonnant, Santé publique France reconnaissait qu’un dépisté positif « à tort » reste comptabilisé comme cas Covid… En juin dernier le Parisien révélait aussi l’explosion du taux d’incidence Covid en Meurthe et Moselle à cause d’un produit réactif défectueux. Encore plus incroyable, le journal Ouest France[i] s’est intéressé à un article du New york times du 29 août 2020[ii] où était déclaré que le test PCR consistait à « amplifier la matière génétique du virus par cycle ; moins il faut de cycles, plus la quantité du virus ou charge virale, dans l’échantillon est élevée. Plus la charge virale est élevée, plus le patient est susceptible d’être contagieux» ; le Dr Mina rajoutant qu’il était nécessaire « d’ajuster le seuil de cycle utilisé maintenant pour décider qu’un patient est infecté. (…) Des tests avec de seuils si élevés peuvent détecter non seulement des virus vivants, mais aussi des fragments génétiques, des restes d’infection qui ne présentent pas de risque particulier – un peu comme trouver un cheveu dans une pièce longtemps après le départ d’une personne ». Ce qui permettait d’avancer le fait que « 90% des personnes testées positives ne portaient quasiment plus de virus ». Reprenant ces informations,  le journal Sud Ouest a tenu à faire quelques clarifications en présentant les explications du Médecin généralistes Yvan Le Flohic sur France Info[iii] : « A 33 ou 34 cycles d’amplification, on est encore contagieux. A 36 ou 37 cycles, on ne l’est plus car la présence du virus est trop faible ». Ici on ne peut donc pas parler de faux positifs mais de positifs non contagieux. Malgré ces informations disponibles, tous les médias se contentent d’annoncer quotidiennement le chiffre global du nombre de contaminés sans aucune précaution.            Ajoutons à cela les campagnes de dépistage massif qui semblent lancées en fonction de l’agenda politique ; comment condamner les citoyens qui pourraient y voir une manière de gonfler mécaniquement les chiffres pour justifier des mesures déjà arrêtées ? Dernier exemple en date : Olivier Véran qui annonce un dépistage massif dans les écoles au moment où la menace d’un troisième confinement est de plus en plus pressante. Alors qu’un consensus scientifique est établi sur le fait que les enfants développent des formes virales plus faibles et sont donc moins contagieux, quel intérêt d’aller dépister massivement dans les écoles lorsque l’on connait les écueils des tests PCR ?

  Et ce chiffrage devient encore plus contestable à la lecture d’un article de Nice Matin intitulé : « Pourquoi le nombre de malades entre les données de Santé Publique France et celles des hôpitaux est si différent. Notre décryptage. » [iv]. Rappelons qu’il s’agit de décrire la situation dans les hôpitaux des Alpes-Maritimes, ici pas de place à l’interprétation : « Nous avons constaté des différences majeures concernant les lits occupés mais aussi les courbes des hospitalisations pendant plusieurs semaine cruciales ». S’agissant des hospitalisations pour formes graves de Covid, le constat est encore plus frappant ; ils notent une différence majeure entre croissance constante décrite par Santé Publique France et les constats des acteurs de terrain notant une relative stabilité voire une décroissance. Mais cela ne s’arrête pas là, ils évoquent l’existence de patients en soins de suite qui continuent d’être comptabilisés après disparition des symptômes, ou encore des patients qui arrivent aux services d’urgence avec suspicion de COVID, diagnostic non confirmé et qui ne sont pourtant pas systématiquement sortis des bases. Le constat d’un des acteurs de terrain (de manière anonyme) est sans appel : « C’est un biais terrible, alors que toute la communication est en effet basée sur les chiffres de Santé Publique France. Et la problématique est certainement nationale ». Effectivement, lorsque l’on sait que toutes les décisions du gouvernement concernant les confinements, couvre-feu et autres fermetures de commerces reposent sur un traitement des données aussi peu sérieux, on ne peut qu’être totalement sidéré. Les conséquences sociales et économiques sont si dramatiques que de telles approximations ne peuvent être tolérées. 

    Dès lors comment expliquer la répétition des chiffres gouvernementaux par toutes les chaînes d’information en continue et autres médias dits « traditionnels ». Le travail des collègues est pourtant accessible, il est d’une importance capitale ; malgré tout, la majorité des journalistes ne questionne aucun des comptes rendus des membres de l’exécutif. Ils sont plus occupés à répéter des éléments de langage ou avancer des hypothèses reposant sur des données partiellement erronées. Je me permets donc à mon tour d’émettre quelques hypothèses : soit ils sont d’une incompétence crasse et discréditent totalement l’essence même du journalisme soit ils œuvrent, sans honte comme des organes de propagande de l’Etat en faisant mine de critiquer les mesures prises tout en validant lamentablement le travail de désinformation. Dans les deux cas il est impossible de les excuser. 

     

Des traitements potentiels mis de côté. 

 

Autre point d’une importance vitale, l’existence ou non de traitements efficaces que ce soit en prévention ou dans les stades précoces de la maladie pour éviter les complications graves.

Si l’on en croit le gouvernement, en cas de symptômes Covid, le seul traitement efficace avant d’atterrir aux urgences hospitalières est l’auto-isolement, le doliprane et l’attente. 

Débutons par la prévention, aucune recommandation du gouvernement alors que de nombreux médecins mettent en avant l’importance pour stimuler le système immunitaire des substances telles que la Vitamine D, la vitamine C et le Zinc. La deuxième partie du  documentaire « Mal traités »[v] disponible en ligne depuis décembre dernier met en scène un certains nombres de praticiens faisant part de leur incompréhension face au silence des pouvoirs publics concernant des mesures simples, sans danger, si la posologie conseillée par le médecin est bien suivie, et peu coûteuses. Plus récemment, comme le relate le journal Les Echos[vi],73 médecins spécialistes associés à plusieurs collectifs de médecins ont appelé à supplémenter l’ensemble de la population française en Vitamine D car « Un nombre croissant d'études scientifiques montrent que la supplémentation en vitamine D (sans remplacer la vaccination) pourrait contribuer à réduire l'infection par le Sars-CoV-2 ainsi que le risque de formes graves de Covid-19, de passages en réanimation et de décès ». Pourtant… silence de notre cher ministre de la santé pour l’instant.

    Pour les traitements après survenue des symptômes et en fonction de la gravité avant le stade de l’hospitalisation, si beaucoup de praticiens ont choisi d’observer les recommandations, d’autres sont sortis des sentiers battus. Je ne reviendrai pas ici sur le psychodrame de la chloroquine associée à l’azithromycine qui s’est tout de même soldé par l’interdiction d’un médicament par un ministre de la santé sur les bases d’une étude complètement « bidonnée » du journal Le Lancet. D’autres médicaments ont été largement passés sous silence : l’ivermectine et l’azithromycine (sans chloroquine). J’invite à écouter le témoignage du Docteur Gérard Maudrux sur France soir, ancien chirurgien en libéral et ancien président de caisse de retraites des médecins[vii]. Ils relatent l’expérience de confrère médecins traitants ayant administré ces traitements avec des résultats plus que probants et absence quasi-totale d’hospitalisations malgré des symptômes importants ; pourtant au moment de communiquer ces faits, ils se sont trouvés convoqués par l’ordre des médecins et ont fait face à l’opposition des autorités de santé avec recommandations officielles enjoignant à ne pas utiliser ces traitements. Autre témoignage indispensable, celui du Docteur Jean Jacques Erbstein, intervenant dans le documentaire évoqué plus haut qui a aussi écrit un ouvrage éclairant « Je ne pouvais pas les laisser mourir ! » paru aux éditions Uppercut. Il y relate son expérience personnelle et l’utilisation d’un protocole basé sur l’azithromycine, le zinc et un anticoagulant. Il évoque la récupération d’une de ses patientes de quarante ans remise, après avoir subi des symptômes respiratoires sévères en 48 heures après prise du traitement. Ce praticien est intervenu aussi sur Sud Radio pour revenir sur cet épisode[viii]. A noter qu’aucun de ces médecins ne parle de remède miracle, ils appellent juste à une prise en compte de ces molécules déjà connues comme complément à la stratégie thérapeutique globale. Ainsi l’explique Me Teissèdre avocat au barreau de Montpellier, toujours sur France Soir[ix], qui représente un autre collectif de 500 médecins ayant saisi le conseil constitutionnel pour que soit autorisée la prescription de  l’ivermectine.  Et pour ceux qui seraient tentés d’avancer que France Soir ou Sud Radio ne sont pas des médias « fiables » je leur poserais une seule question : Pourquoi ces médecins qui ne me semblent pas moins dignes de confiance que les autres n’ont pas été invités à intervenir sur les médias de grande écoute ?  Alors que, dans le même temps, nous pouvions voir régulièrement intervenir le professeur Karine Lacombe dans tous  les médias. Elle a tout de même fait, pendant un temps, la promotion du Remdesivir, un médicament reconnu plus tard comme inutile et même dangereux, et pourtant pas de mea culpa, des tribunes dans tous les journaux, des interventions sur tous les plateaux dits « fiables » et, pour couronner le tout la légion d’honneur le 1er janvier 2021… la même qui affirme maintenant sur BFMTV, chez Jean Jacques Bourdin le 20 janvier 2021[x] : «la vitamine D n’est pas un moyen efficace de prévention contre la Covid 19 ». 

   Pourtant, le 12 janvier 2021 avait eu lieu la conférence de presse des représentants de 30000 médecins répartis en plusieurs collectifs annonçant la création d’un comité scientifique indépendant afin de prôner une stratégie thérapeutique différente de celle du gouvernement[xi] et qui me semble bien plus raisonnable. J’aimerais beaucoup que quelqu’un puisse m’expliquer pourquoi je devrais faire moins confiance à ces praticiens sans conflit d’intérêt par rapport à tous ces médecins médiatiques qui se noient, pour leur part, dans des conflits d’intérêts rarement évoqués, ou encore par rapport à nos gouvernants qui ont multiplié les erreurs et les fiascos depuis le début de la pandémie (masques, tests, vaccins).  

 

Vaccin, beaucoup de questions et aucune réponse.

 

   Autre sujet sensible s’il en est : le vaccin. Pour tous les spécialistes intervenant dans les médias traditionnels, pas d’alternative : vaccin, vaccin, vaccin ! Celui qui questionne : un antivax ! Stratégie rhétorique simple, directe, efficace et surtout totalement idiote. 

    Nombre de scientifiques, chercheurs et médecins n’ont pas une idée aussi arrêtée sur la question. Les doutes sont présents et l’incertitude demeure quant aux effets à moyen et long terme. Mais il est vrai que les spécialistes qui doutent sont presque invisible comme s’ils évitaient les plateaux télé ou ils risqueraient leur carrière pour des idées trop décalés par rapport au discours officiel. Je ne me permettrai pas de m’avancer sur cette question très technique et hors de portée pour moi au niveau scientifique. Cependant j’ose cette simple considération : personne n’est capable de garantir quoique ce soit avec ce vaccin ; l’incertitude concernant des effets possibles est totale étant donné la nouveauté de la technique et pourtant beaucoup de ces spécialistes expliquent que la balance coût-bénéfice est clairement en faveur du vaccin. Je dois être trop idiot pour saisir les subtilités, mais, si nous sommes incapables de mesurer les coûts, comment est-il possible d’établir une telle balance ? Cela relève ici, en dernier ressort, de la conviction et même de la croyance.  

    Comme pour les autres questions, pour un profane comme moi, il s’agit donc d’accorder ma confiance ou non à la parole du gouvernant, du relai médiatique ou du spécialiste mis en avant. 

     Commençons par identifier les émetteurs principaux des messages : un gouvernement qui est en train de développer une gestion de crise que l’on peut apparenter à un scandale sanitaire qui s’étire sur plus d’un an depuis le départ surréaliste de la ministre de la santé en exercice Agnès Buzyn début 2020. Le cabinet de conseil Mac Kinsey qui a pour client ce même gouvernement français pour gérer la campagne vaccinale et qui est empêtré dans un scandale sanitaire aux Etats-Unis comme le révèle le site Capital[xii]. Il s’agit du scandale dit des opiacés qui aurait tué entre 300 000 et 500 000 personnes par overdose depuis le début des années 2000 ; l’un des laboratoires impliqués est Purdue Pharma ayant commercialisé l’Oxycontin, « décrit comme un « opiacé tueur » par la presse américaine ». Et bien ce laboratoire était l’un des gros clients du cabinet Mac Kinsey depuis 2008 et toujours selon Capital : « malgré les alertes sanitaires, les consultants du cabinet de conseil auraient aidé le labo à maximiser ses ventes d’opiacés, quitte à contourner les mesures de santé publique visant à en réduire la consommation ». Enfin le laboratoire Pfizer qui a quelques réalisations à son actif avec par exemple dans la fin des années 90 le test d’un antibiotique le Trovan sur 200 enfants au Nigéria. Onze enfants meurent dans la foulée et l’Etat attaque le laboratoire en justice avec un procès repoussé à 2007 comme le révèle jeune afrique[xiii]. Un article de RFI explique que les indemnisations ont débuté en 2011[xiv]. A noter aussi dans Challenges[xv] que Pfizer a dû retirer le Cytotec de la vente en mars 2018 ; il s’agissait d’un médicament antiulcéreux utilisé surtout  en gynécologie pour l’IVG et le déclenchement de l’accouchement à terme et dans ce cas il y avait risque de surdosage pouvant entrainer une déchirure de l’utérus avec possible mort de l’enfant et de la mère. Et que dire de la stratégie commerciale de ce laboratoire, rapportée par FranceTV info[xvi], qui décide de diminuer le nombre de flacons livrés car selon l’agence européenne du médicament il est possible de tirer 6 doses au lieu de 5 dans chaque contenant. Ou encore la menace de retard de livraison qui passe de  3-4 semaine à 1 semaine pour modifier la chaine de production afin de maximiser les capacités de production en Belgique comme le décrit LCI[xvii]. Et tout cela après qu’une attaque de cyberpirates contre l’Agence Européenne du Médicament (EMA), un article de Science et avenir décrit bien la situation[xviii] : quelques mails trafiqués par les « hackers » mais surtout des documents révélant que l’EMA avait noté une moindre qualité des doses commercialisées par rapport à celles utilisées pour les tests cliniques, entre 69 et 81% de concentration en ARN dans les fioles destinées aux essais contre 59% pour les fioles destinées au commerce ; cette même EMA qui semble avoir subi des pression de la part de la Commission Européenne pour autoriser au plus vite la mise sur le marché des vaccins… Mode de fonctionnement plus proche de l’organisation frauduleuse que de l’entreprise vertueuse. 

Et notre ministre de la santé qui nous vente ce vaccin comme la solution magique et qui explique pouvoir vacciner 70 millions de français d’ici aout prochain. Et nous devrions montrer une confiance aveugle alors que les pouvoirs publics sont bien incapables de déterminer une posologie claire déterminée non pas par l’efficacité supposée du médicament mais en fonction des retard logistique comme le révèle le Canard enchaîné du 20 janvier 2021 : Pfizer fixant le délai entre les deux injections garantissant l’efficacité à 3 semaines, l’Académie de médecine qui se prononce pour le respect scrupuleux de ces délais, le gouvernement qui choisit  4 semaines, l’Assistance publique de Paris optant pour les 6 semaines…

Fiasco et mensonges concernant les masques, fiasco et engagements non tenus à propos de la campagne de test, fiasco et « bricolages » concernant la campagne vaccinale cependant ayez confiance braves français ! 

 Je suis  d’ailleurs toujours surpris d’entendre sur les ondes ou à la télévision les politologues, sondeurs et autres sociologues expliquer que les français sont les rois de la défiance envers leur gouvernement par rapport à nos voisins européens comme si nous étions des citoyens irrationnels et indisciplinés ; et bien moi je m’étonne plutôt que certains montrent encore une once de confiance envers ces gouvernants irrationnels et désorganisés.

   Pour finir, la survenue de certains variants du virus pourrait changer la donne vaccinale, le vaccin Pfizer « serait » efficace contre la souche anglaise mais on ne sait pas avec « la sud-africaine »  et « la brésilienne ». Mais vaccinons-nous gaiement !

 

Des conséquences probables : deux mondes parallèles qui risquent de s’affronter. 

 

    Nous pouvons donc identifier deux visions totalement distinctes qui se font face sans que l’on puisse identifier clairement laquelle est la plus prégnante au sein de la société française. D’un côté le gouvernement qui opte pour les mesures restrictives strictes (confinements, couvre-feu, un traitement inexistant en dehors de l’hospitalisation (mis à part le doliprane) et le vaccin comme remède miracle, seul capable de nous ramener à « la vie normale ». De l’autre, la vision d’un certain nombre de soignants, politiques et citoyens qui eux souhaiteraient une diminution des mesures restrictives, l’établissement d’une  politique de prévention nationale, des recommandations de traitements en phase précoce (ou au moins l’autorisation données aux médecins de les choisir) et un simple droit au doute vis-à-vis du vaccin. Pas de condamnation systématique ni une acceptation servile, simplement l’exercice de la liberté de choix et de conscience pour un sujet de santé publique et personnelle aussi sérieux et incertain.  

    Malheureusement nos gouvernants sont pris dans une fuite en avant et semblent incapables de modifier leur approche. Sentences, matraquages de messages rassurants impossible à prouver, contradictions balayées en quelques petites phrases… comme si répéter 100 fois une idée improbable pouvait la rendre incontestable.

    Et entre l’opinion publique ballotée au gré des informations distillées en fonction d’intérêts difficilement identifiables et l’équipe restreinte de décideurs mettant la France au pas,  l’arbitre est tout trouvé : les médias. Les mêmes qui jouent un jeu trouble alors qu’ils se présentent comme les gardiens de la vérité et de la raison. Une information récente m’a semblé avoir trop peu de retentissement : comme relaté par RT France[xix], Le Monde a réalisé une enquête mettant à jour des pratiques plus qu’étonnantes : les rédacteurs en chef de France télévision seraient rémunérés en partie au rendement pour évoquer des sujets comme « la diversité », « l’Europe » ou encore « l’Outre-mer ». Des doutes sur l’indépendance des journalistes ? Et dire qu’il s’agit du service public obsédé par les contraintes budgétaires, imaginons ce que cela doit être au sein des rédactions dont les propriétaires sont des milliardaires… Petit écart de pensée tout de même pour louer le travail de ces quelques journalistes qui semblent conserver une certaine éthique, toujours en espérant que ce ne soit pas une espèce de professionnels en voie d’extinction.

   Tout cela contribue à mettre face à face deux conceptions pour l’instant divergentes mais qui tendent petit à petit à s’opposer totalement. Avec les faillites à venir, les professionnels déjà à bout de souffle, l’explosion des demandes dans les soupes populaires et organisations caritatives (Les Restos du cœur, Secours populaire, Secours Catholique…), la pauvreté et les suicides d’étudiants… l’opposition totale pourrait devenir brutale. 

 

P.M.

 

 

 

 

 



Pourquoi je ne voterai pas à l’élection présidentielle de 2022

Dimanche 10 avril 2022 je ne serai pas en déplacement, j’aurai la capacité de me rendre au bureau de vote, je ne me désintéresse pas du tout...